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Aux origines : solidarité et curiosité

 

Isabelle Marinone, Priska Morrissey, Christophe Damour, Emmanuel Leclercq et Vivien Villani, doctorants en Histoire du cinéma de Paris 1, partent en 2004 du constat d’« un manque de lien entre les doctorants et un manque d’encadrement au niveau des séminaires proposés à Paris 1 dans l’UFR03 »[1]. Pour pallier aux difficultés et contraintes propres à leur statut, notamment la solitude et la précarité, ils fondent une association étudiante.

Pour les détails pratiques, c’est encore l’une des fondatrices, Isabelle Marinone, qui en parle le mieux : 

J'ai trouvé le nom de l'association, en référence au film de [Fritz] Lang, et l'ai soumis à mes camarades alors que nous prenions un verre dans un café de la rue des Petits-Champs [à deux pas de l’INHA, où se déroulent les enseignements d’Histoire de l’art de Paris 1 à partir du Master]. Nous avons longtemps tergiversé entre plusieurs titres de films, et puis finalement Les Trois Lumières a été adopté. Le logo a suivi (conception de Diane [Russell]), il s'agissait alors d'une lanterne éclairée, entourée d'une bande celluloïd.[2]  

 

L’association a d’abord pour objectif de fédérer les doctorant-e-s et les ancien-ne-s doctorant-e-s en Etudes Cinématographiques de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Néanmoins, dans un souci d’ouverture (qui se révèlera particulièrement fécond !), elle accueille volontiers de jeunes chercheurs-ses venu-e-s d’autres universités franciliennes. De plus, loin de se limiter à une seule approche possible du cinéma, elle revendique un dialogue entre les disciplines universitaires (histoire, esthétique, économie…) pour traduire au mieux le caractère pluriel du Septième Art. 

Rapidement, les fondateurs-trices sont rejoint-e-s par de jeunes chercheurs-ses motivé-e-s, avides de partager leurs découvertes mais aussi d’échanger sur d’éventuels problèmes méthodologiques. Néanmoins, au-delà de cette activité solidaire, Les Trois Lumières souhaite aussi faire la part belle au foisonnement intellectuel. Ainsi se définit-elle dès le début comme un « laboratoire d’idées, de méthodes et d’énergie vive[3] » qui ambitionne de se placer à la pointe de la recherche en cinéma.


[1] Isabelle Marinone, Stage "Archives Les Trois Lumières" Master 1 Histoire du cinéma Paris [Courrier électronique], Elise Buresi, 13/02/17

[2] Ibid.

[3] Priska Morrissey, Dossier de présentation 2007-2008, juillet 2007, Fonds d’archives des Trois Lumières, P1_UFR03_3L01