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La mise en place de la machine

 

Si l’association Les Trois Lumières s’est donné pour missions de rapprocher les jeunes chercheurs en cinéma, de valoriser leurs travaux et aussi, plus philosophiquement, d’interroger la notion même de recherche en cinéma, elle est, malgré tout très tôt confrontée à des questions pragmatiques. En effet, pour qu’une association puisse s’inscrire dans la durée, elle requiert des bases juridiques sérieuses. Une fois la dénomination adoptée, les différents membres se mettent d’accord sur le siège de l’association, adoptent des statuts (une sorte de Constitution ou de charte qui régit l’association) et finalement la déclarent officiellement à la préfecture.

Les Trois Lumières est déclarée officiellement à la préfecture le 26 novembre 2004. Son objet social tel que publié au journal officiel est de « fédérer les doctorants et les anciens doctorants en études cinématographiques de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et maintenir entre eux un réseau solidaire afin de stimuler et développer la recherche dans le domaine du cinéma en l'ouvrant à toutes les approches possibles »[1] ; le siège social est initialement fixé chez Priska Morrissey, première présidente de l’association. Fin 2005, Les Trois Lumières est finalement domiciliée au Centre Michelet (Paris 6e) : c’est une des premières formes de reconnaissance de la pertinence des activités de l’association et du sérieux de ses animateurs par l’université.

[1] Article 2045, Journal  Officiel de la République Française Associations (136e année - no 52), p. 5859

Une fois l’association formalisée, les financements sont une autre préoccupation. La prise de conscience des impératifs économiques des projets envisagés est précoce puisque dès 2006, les membres des Trois Lumières recherchent activement soutiens financiers et subventions auprès d’organismes d’importance variable. Ces démarches sont manifestement infructueuses malgré l’appui de personnalités importantes au sein de la formation, telles Jean. A. Gili, alors Professeur et Président d’honneur de l’association.

Les Trois Lumières peut néanmoins s’appuyer sur les cotisations annuelles de ses membres (fixées à 10 ou 15 euros) qui assurent une rentrée d’argent régulière et permettent de maintenir un certain équilibre budgétaire. Je tiens d’ailleurs à souligner que le fonds d’archives mis à ma disposition regorge d’une quantité considérable de documents en lien avec les finances de l’association, jusque dans ses aspects les plus triviaux : chèques, factures, échanges avec le Crédit Agricole d’Île de France mais aussi (et surtout !) des tickets de caisse (je connais donc désormais les différents troquets fétiches des adhérent-e-s de l’association…).